Logo ArpinVisiteGammeProduitsPoints de venteContact

Bienvenue

Boutique

Visites

Plan

Histoire

Au coeur de la Tarentaise en un lieu unique bientôt bicentenaire, Arpin sélectionne, trie, lave, teint, carde, file, tisse, et dégraisse la laine.

L'acquisition des machines, échelonnée entre 1817 et 1992, a progressé en fonction des opportunités et des besoins. Leur disposition s'écarte du schéma traditionnel de la chaîne de production logique et rationnelle.

L'atelier de confection soucieux de l'héritage passé et des techniques modernes, réalise les produits Arpin ou toutes commandes sur mesure.

La visite s'appuie sur le parcours que suit la laine, de son arrivée à l'état brut jusqu'à la fin de ses transformations successives, après 17 ou 21 étapes de travail.

Horaires boutique

Ouvert du lundi au samedi
Matin: 09H30-12H 
Après midi: 14H-18H30

Visites de la Fabrique

Horaires des visites guidées
Réservation conseillée

Horaires de départ des visites guidées en juillet/août:
Du LUNDI AU JEUDI : 10H30 / 14H00 / 15H15 / 16H30

Visites hors juillet/août: nous consulter

Tarifs
Adulte: 4.50
Enfant: 2.50€

Filature Arpin

La fabrique
73700 Seez Saint Bernard
Tel : 04 79 07 28 79 - Fax : 04 79 07 02 10
Contact : arpin@arpin1817.com
www.arpin1817.com
Plan

De la laine au drap

            Comme pour la viande ou le fromage, la qualité de la laine dépend fortement des conditions dans lesquelles les moutons sont élevés. C’est pour cette raison que la laine utilisée par la Filature provient exclusivement de Savoie, de moutons élevés en plein air durant toute la belle saison et se nourrissant d’herbes grasses dans les alpages. Rien à voir avec la laine provenant de brebis élevées en batterie et nourries de paille ou de granulés !

La laine est traitée avec le plus grand soin. Il ne faut pas moins de dix sept opérations différentes, assurées par les maîtres lainiers et tisserands de la filature, pour transformer quelques 12,5 tonnes de laine en 7500 mètres de drap par an. La laine est nettoyée à la main, débarrassée de ses impuretés avant d’être lavée, rincée, égouttée et essorée. La laine va alors être teintée, ou laissée à l’état naturel (écrue ou burel) puis séchée au galeta (grenier en patois local). Après avoir subie le batteur : « l’armoire à battre la laine » qui depuis 1865 la débarrasse de ces dernières impuretés, la laine est ensimée avec de l’oléine (une huile végétale qui ne tâche pas). Après un passage par « le Loup » viendront la cardeuse, le continu à filer et le bobinoir qui transforment la laine en fils solides qui peuvent désormais êtres tissés après avoir été au préalable ordonnés lors de l’ourdissage. L’étoffe de laine ainsi obtenue est alors grattée (une machine aux pointes métalliques remplace les chardons d’antan) ou foulonnée. Cette dernière opération confère à la laine sa solidité et sa résistance tout en la rendant imperméable au froid, au vent et à la neige. En effet, ce Foulon historique feutre entre ces deux roues de bois le tissu humide enduit de savon noir ; Ce que la pièce de tissu perd alors en largeur et longueur se transforme alors en une densité qui la rend inusable. 

L’histoire

Au début du XVIIe siècle, les habitants de Haute-Tarentaise louaient leur service dans le Piémont tout proche ; Passant le col du petit Saint Bernard ils se rendaient dans les fabriques où l’on travaillait le lin et le chanvre. Un siècle plus tard, forts de l’expérience acquise, ils commencèrent à tisser la toile et le drap de laine. Chaque famille disposait alors d’un ou plusieurs métiers à tisser : on en comptait jusqu’à 300 en 1771. Les familles tissaient sous les ordres du « chef », chargé de fournir la matière première, laine et chanvre venant des vallées de Maurienne ou de Tarentaise.

C’est dans ce contexte que va naître le premier atelier de fabrication de la famille Arpin : deux frères, Alexis et Jean-Louis, s’appuyant sur l’expérience et la renommée acquises au sein de leur modeste atelier familial se lancèrent dans l’aventure en créeant une usine dans la vallée. Comme toutes les sagas industrielles de l’époque celle ci sera familiale ! Aux deux frères s’associe le fils de Jean-Louis, Jean Baptiste qui fait appel à son beau-père François Griotteray établi à Compiègne qui revient au pays pour apporter caution et assistance. Les travaux de « la Fabrique » commencèrent en 1815 à Seez, une commune située sur une route reliant trois cols, route des colporteurs ! Le Versoyen, torrent puissant et vigoureux alimentera la roue à aube pour laver la laine et surtout faire tourner les métiers mécaniques dont Jean-Baptiste veut équiper la filature. Les Arpin font venir de nouvelles machines industrielles mais inventent et réalisent aussi le complément. En 1817, la Fabrique est prête à ouvrir et inaugure son Foulon flambant neuf construit sur place. De cet esprit d’entreprendre et de ce génie créatif naîtront la Batteuse (1865) ou le Dégorgeoir (1878) qui comme le Foulon original et les deux tiers des machines sont classés à l’inventaire du patrimoine national et contribuent encore aujourd’hui à la qualité des draps de laine Arpin.

A la mort de Jean-Baptiste en 1843, Paul reprend les reines de l’entreprise familiale qui compte alors dix ouvriers, dont six sont des enfants de la famille. A Paul vont succéder ses deux fils Pierre et Edouard, qui fidèles à la tradition familiale équipent la filature et par la même occasion le village de Seez d’un équipement électrique. Nous sommes en 1908, il s’agit du premier de la région ! Même si les deux guerres viennent considérablement ralentir le rythme de la Filature, Léon le plus jeune frère de Pierre et Edouard relance les machines à plein régime en 1960 et achète le métier Jacquard, un jeunot qui ne date que de 1970.

La relève

Jacqueline, Serge et Gérard Arpin représentants de la septième génération, diversifient l’activité et fournissent au C.I.O plaids et autres gilets chauds et imperméables lors des Jeux de 1994.  Jacques le fils de Serge travaille encore à la filature et perpétue la tradition tout en étant épaulé par une équipe plus jeune à laquelle la famille Arpin a progressivement passé la main. Ils se résignent à passer la main. Cette nouvelle équipe a tout de suite comprise qu’il y a là quelque chose de vivant, qu’il faut protéger, entretenir et faire connaître! La nouvelle équipe Arpin, se veut un atelier d’artisans passionnés par leur métier, amoureux de leur patrimoine et fiers de leur travail. Les premiers travaux de réfection de la filature s’achèvent en juillet 2006 pour mettre en avant les valeurs de tradition et de modernité mais aussi la passion de l’excellence qui caractérise Arpin. Des valeurs qui se déclinent pour les particuliers et les professionnels dans des gammes de tissus et de décoration sur mesure, mais aussi des plaids, couvertures et une ligne textile volontairement savoyarde, chaude et confortable.

        Forte de l’histoire d’Arpin en matière de décoration d’intérieure et de tissu d’ameublement, cette nouvelle équipe met tout son savoir faire à satisfaire les clients prestigieux de la marque.

Le Drap de Bonneval

            Célébré et apprécié par tous les amateurs de montagne mais aussi les décorateurs les plus branchés, le drap de Bonneval est un produit exclusif qui sort uniquement de l’historique fabrique de Seez. Ce drap doit son nom à un guide et colporteur originaire de Bonneval-sur-Arc qui fit sa renommée. Dès 1830, « Le Pape » chargeait sur ses mules les draps de laine de la Filature et parcourait toutes les vallées de Savoie et du Piemont en revendant le drap sur les marchés. Le colporteur venant de Bonneval, le nom de drap de Bonneval s’est imposé de lui même… 

Déjà en 1828, le futur roi de Sardaigne Victor Amédée II de Savoie, félicite en personne les Arpin pour la qualité de ce drap de laine qui l’a protégé lors d’une nuit en haut du col du Petit saint Bernard. Ensuite la renommée du Drap de Bonneval ne se démentira plus. En 1830, les Arpin utilise le drap de Bonneval pour créer une tenue de montagne chaude, confortable et surtout inusable et imperméable. « Le Pape » en équipe ses clients, les Knickers étaient nés et allaient faire la légende d’Arpin en équipant montagnard, militaires et autres aventuriers des montagnes. En 1890, les expéditions italiennes pour l’Himalaya font réaliser leur tenue en Drap de Bonneval. Le célèbre explorateur Paul-Emile Victor s’équipe de ces tenues lors de ses expéditions polaires dans les années 1950 ; c’est lui qui en dira qu’il s’use moins vite que la peau qu’il protège ! Si depuis 1934, la Compagnie des Guides de Chamonix est toujours équipée du traditionnel Knicker Arpin, ce n’est pas par hasard… Ce drap chargé d’histoire, est plus que jamais sur le devant de la scène comme dans la collection Rossignol 2004/2005 imaginée par Jean-Charles de Castelbajac.